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L’Hôtel de Ville de Paris affiche un esthétisme de façade dans la plus pure tradition de la IIIème République triomphante. Mais arrêtons tout de suite ce ton pédago-pédant que l’on ne retrouve guère que dans les discours violemment soporifiques de sénateurs bouffis de leurs certitudes. Et venons-en aux fêtes, pour les nostalgiques de Noël et du Jourdelan : les cicatrices.

L’œil curieux du beyrouthologue averti aura certainement remarqué les éclats et les trous qui émaillent parfois la façade de la mairie. Comme cet angle bordant la rue de Rivoli, où la statue de Viollet-le-Duc ne manque pas d’impact. Diantre, mais on s’est tiré dessus. Et au gros calibre je vous prie. Encore un attentat de l’ultra-gauche ? Un reste de la bataille des dernières municipales ? Queue nenni écris-je en assumant mon côté garçon !

Ces blessures figées ont été faites il y a plus de 60 ans, durant l’été 1945 précisément. A l’heure où les jeunes filles suissesses s’épanouissaient en combinaison légère à l’ombre des coffres-forts en fleur, de courageux parisiens et ziennes résistent, combattent, meurent aussi, et délogent les teutons de Paris. La capitale en porte encore les traces. Comme celles-ci. Des balafres qui ne cicatriseront jamais, volontairement. Et qui, par ce témoignage gravé dans le marbre, nous rappellent à quel point toutes nos certitudes ne le sont pas. 

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