Jusque-là, tout va bien.

Ma bouteille de rhum Green Island est à peine entamée, ma carte Visa Premier assure toujours les paiements que je fais et ma femme ne m’a pas encore quitté. Drug, money and sex : les acquis fondamentaux sont sains. De plus mon travail est fort respectable et rémunéré correctement, mes voisins sont tout à fait charmants et je jouis d’une honnête réputation dans mon entourage. 

Bref, tous les ingrédients sont réunis pour remettre gentiment tout ça en cause, de façon secrète. Comment ?  Bah en trompant tout simplement. Mais tromper qui ? Sa femme (la mienne), son ennui surtout (le mien d’ennui). L’homme est ainsi fait qu’il n’a de cesse de combler son insatiabilité chronique en allant voir ailleurs si l’herbe est plus verte, si la femme de ses charmants voisins est plus (ou)verte. Ou les deux à la fois, car rien n’empêche d’avoir une maîtresse avec un joli gazon teinté chlorophylle.

Et si cette insatisfaction masculine congénitale pouvait aussi être comblée par un autre type de relation. Du même genre au point de vue cérébral. Après tout, c’est l’effet qui compte. Car comme le disait si bien Alfred pour se faire Musset : « Peu importe le flacon pourvu qu’il y ait l’ivresse ». Par exemple en faisant un blog.

Alors relation sexuelle ou relation textuelle ?

Avoir une maîtresse, c’est la levrette, la brouette, les galipettes…
Oui mais un blog, c’est manipuler par l’écriture des milliers d’inconnues à la fois sans avoir peur de se péter le dos en acrobatie.
 Avoir une maîtresse, c’est vivre une passion.
Oui mais un blog, c’est écrire des trucs excitants.
 Avoir une maîtresse, c’est faire l’amour de 5 à 7.
Oui mais un blog, c’est sauter des paragraphes à toute heure.
 Avoir une maîtresse, c’est dans l’ascenseur, le placard, la voiture, la cuisine.
Oui mais un blog, c’est où tu veux et devant tout le monde en plus.
 Avoir une maîtresse, c’est des jolis cadeaux : lingerie, chaussures, robes, bijoux.
Mais un blog, ça coûte rien !

Et là, quel que soit le choix qu’on fait, il faut s’y atteler, relever les manches, se ménager des moments d’intimité et s’adonner à sa passion cachée et prenante. Tenir un blog du bout des doigts ou tenir une femme dans ses bras, il faut choisir. Mais pas les deux en même temps. Car rien n’est pire qu’une femme ou un blog mal entretenu. 

Comme vous le lisez, mon choix est déjà fait. 

Bon, jusque-là tout va bien.

Publicités

"

  1. Une maîtresse, une maîtresse !! si je peux me permettre…

  2. misterjekyll dit :

    Et ce blog, j’en fais quoi ?

  3. Coco de Villaine dit :

    Mamzellescarlett dit n’importe quoi! C’est le blog qu’il faut chouchouter! Les maîtresses passent, les écrits restent…Les vôtres méritent le détour et pourraient – qui sait?- donner envie à vos lectrices … de relations « textuelles »…

  4. misterjekyll dit :

    Bienvenue à vous Coco de Villaine et merci pour votre intervention très portée sur la prose. Vos envies de textes vous honorent. Vous m’avez convaincu de l’intérêt de partager autant que possible ces actes textuels. Bien à vous.

  5. Ce n’est pas parce que je vous encourageais à prendre maîtresse que je ne suis pas aussi portée sur la prose.
    Coco de Vilaine n’a qu’à bien se tenir, car je suis prête aussi à envisager une relation textuelle !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s