Mister Jekyll

Sixt, Sixt : les femmes savent se conduire !

mai 7, 2009 · Un commentaire

sixt

 
 
Actuellement sur vos écrans internet (lemonde.fr et lepost.fr), la pub du loueur de voitures Sixt est un vivifiant hommage à la misogynie la plus con, si je puis dire. Si un doute vous habite (oui oui, en un mot, c’est quand même un post pro-féminin) il vous suffit de mater les bannières de Sixt.

Qu’est-ce qu’on y voit ? Des voitures dans des situations grotesques, mais 100% véridiques, genre garées dans la piscine, une bouche de métro ou entre un bateau et le quai, comme ci-dessus. Et tout ça, c’est apparemment et sûrement la faute aux femmes qui savent pas conduire, qui confondent la pédale de frein avec la pédale de l’accélérateur (pourtant pédale, c’est pas misogyne), et qui et qui.

Bah ouais, c’est bien connu : les femmes, en plus d’être casse-couilles, ça met aussi les voitures à la casse. C’est pour ça que les loueurs de voitures s’interdisaient, jusqu’à aujourd’hui, de considérer la femme comme une cliente potentielle.

Heureusement, chez Sixt, on n’est pas des gonzesses. Nous, on en a sous le capot. Si, chez Sixt on prête nos caisses aux femmes, nous. Ouaip. On a trouvé là un bon créneau pour nous démarquer de la concurrence (en un seul mot, hein). Et même qu’on a pas peur de retrouver nos véhicules dans les piscines, les métros et les ports de plaisance. Chez Sixt, on s’en branle, si on peut dire.

Woaw : louer aussi aux femmes. Quelle innovation ! Un trait de génie qui fait de Konstantin Sixt, le boss de la boîte, un homme con-blé, autrement dit un homme qui sait rentabiliser son approche du sexe faible.

C’est sûr, les femmes vont se faire un plaisir de niquer ses voitures…

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J’ai tué un ami sur facebook

avril 2, 2009 · Un commentaire

supprimerami

 

 

 

 

 

Je n’ai jamais tué personne. Et j’avoue que ce manque de compétence commence à me handicaper dans la vie de tous les jours. Surtout à une époque où les tueurs prennent en otage l’actualité et sont les héros de la société : les banquiers assassinent leurs clients en frais divers et avariés, les traders exécutent sans pitié leurs contrats, les patrons massacrent des emplois, le medef les fusillent du regard et les politiques appuie sur la détente sociale. Alors moi aussi, je veux en être.

J’ai d’abord regardé autour de moi et à part ma charmante femme, je n’ai trouvé personne à occire avec entrain. J’ai vite abandonné l’idée car je ne suis pas sûr d’avoir le dessus dans une lutte conjugale. Et puis elle n’a pas encore signé l’assurance décès que je lui ai offerte pour la Saint-Valentin.

C’est là que j’ai pensé à facebook : supprimer un ami de ma liste. Comme ça. Sans raison. Sans regrets ni remords. Le meurtre parfait. Pas de trace, pas de victime à attendre, pas de contact physique. Ça m’a tout de suite plu. 

De toute façon, j’ai trop d’amis facebookiens. Y en a qui viennent de je ne sais où. Alors un de plus, un de moins… Pourtant des questions me taraudent l’esprit : si je supprime un ami, en aura-t-il connaissance ? Si oui, pourra-t-il exercer à mon encontre de sanglantes représailles (genre me faire éliminer de ce merveilleux réseau d’amitiés) ? Si oui, pourrai-je m’en tirer vivant socialement ? Et moi, pourrai-je supporter la vue du sans sur ma liste d’amis ?

Et puis comment choisir ma victime ? Sur quels critères : sa photo, son profil, son statut, son nom de famille ? J’ai fait au plus rapide et au plus simple : j’ai choisi le premier de ma liste par ordre alphabétique.

Maintenant, passer à l’acte. Devant mon ordinateur, j’ai inspiré un bon coup et j’ai saisi sans trembler ma souris. Déterminé, j’ai dévisagé une dernière fois la photo de mon ami, ému comme le boucher caressant tendrement la crête de sa poulette adorée juste avant de lui sectionner son frêle cou. Et puis j’ai cliqué sur la croix de son profil. Un message est aussitôt apparu sur l’écran. Je vis avec soulagement que mon ami ne sera même pas averti de son décès. Pas de souffrance ni de douleur. La mort idéale. J’ai cliqué sur Supprimer cet ami. Et j’ai assisté en direct à ses obsèques : son nom a instantanément disparu de ma liste d’amis.

Hébété et encore sous le coup de l’émotion, je n’en revenais pas : j’étais un tueur ! J’avais été courageux et vaillant. Moi Mister Jekyll, en toute conscience et sans l’aide de quiconque, ai procédé au meurtre de sang-froid d’un ami. Je l’ai vite annoncé à mes autres amis encore vivants dans mon facebook. Curieusement, je n’ai pas de nouvelles d’eux depuis. Feraient-ils les morts ?

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Un passage nommé désir

mars 28, 2009 · Un commentaire

desir11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Un jour tout récent, où le soleil dardait de doux rayons réchauffés, j’errais sans raison le long d’un grand boulevard dont le nom évoque les lointaines terres froides d’Ukraine. Le pas nonchalant et le geste las, je passais indifférent à l’animation méthodique des vitrines à coiffeurs, des boutiques à manucures et des restaurants à plats exotiques. Et c’est là que je l’aperçus… Le passage du désir, inscrit en toute innocence sur son fronton de pierre.

Comme j’étais de passage, je l’ai donc emprunté. Pour commencer, j’ai ouvert sa lourde grille en fer comme on ouvre une ceinture de chasteté. Car le passage du désir est bien gardé, le bougre. Il faut montrer patte blanche car la porte est codée. Mais étant un peu décodeur sur les bords, la grille n’a pu résister à mes attouchements. Puis, je suis entré dans le passage sous les gémissements des gonds rouillés par des années d’intempéries.

Une fois la grille refermée derrière moi, stupeur : le silence prend possession des lieux. Adieu l’excitation de la vile ville, les satyres en tires, les bouches de métro ouvertes, les piétons qui pas niquent… Un silence incongru se fait entendre. Et l’endroit prend désert de vide éternel.

Je marche sans bruit sur les pavés rangés. Troublé par l’exquise sérénité du passage bien sage. Et me laisse pénétrer d’un doux bien-être salvateur.

Perdu dans mes pensées vagabondes, je cherche en vain les traces de désir. J’imagine des choses insensées : des briques lubriques, des pavés dépravés, des voûtes envoûtées. Toujours ce désir de se satisfaire de ce qu’on ne possède pas.

Ma traversée arrive à sa fin. Il me faut passer une dernière grille pour resurgir aussitôt dans la vie trépidante de la perverse cité. Je quitte alors mon passage secret, rasséréné, paré pour de nouveaux désirs inattendus.

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Rolex Jacques, Rolex

mars 2, 2009 · Un commentaire

Si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !

Maître Corniaud, sur sa vanité perchée,

Tenait en son poignet une Rolex.

Maître Roublard par l’heure alléchée,

Lui tint à peu près ce langage :

« Et bonjour Monsieur du Corniaud.

Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre Rolex

Se rapporte à votre cortex,

Vous êtes le publicix bronzé séguéla. »

A ces mots le Corniaud ne se sent plus de joie ;

Et pour montrer ses beaux UV,

Il ouvre un large bec, laisse tomber sa grossièreté.

Le Roublard s’en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,

Apprenez que tout quinquagénaire

N’a nul besoin de hochet statutaire :

Cette leçon vaut bien une Rolex, sans doute. »

Le Corniaud, honteux et confus,

Jura, mais un peu tard sur Canal+, qu’on ne l’y prendrait plus.

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Comment ça Watt ?

mars 1, 2009 · 4 commentaires

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C’était une journée triste et molle. Le ciel était brumeux, les rues sales et grises. Alors j’en ai profité pour faire un tour de scooter. Humer l’air de la cité engourdie par un samedi insipide de février est un plaisir solitaire. 

J’ai donc enfoncé mon heaume étincelant, mis mes gantelets patinés et enfourché mon bel étalon de cent vingt-cinq chevaux. Et nous sommes partis au pas de course, guidés par les senteurs sucrées et gazolées de la ville, le vent sifflant aux oreilles et glissant sur le corps.

Je me suis engouffré dans les boulevards trop larges et sans intimité. J’ai remonté les avenues sagement disposées. J’ai emprunté des rues, pris des raccourcis, monté sur des trottoirs, remonté des sens interdits. Et je suis arrivé rue Watt.

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What is Watt ?
Watt est une charmante rue glauquissime à faire frémir un mort-vivant. Elle s’engouffre sans vie dans un trou noir sans fond où rien ne bouge. Une caverne sombrement éclairée par des lampadaires borgnes. La rue Watt, dans sa majeure partie, s’étire sous un tunnel décati et inquiétant.

Pas de maison, pas de piéton, pas de pigeon ni de chat. Seul dans cette grotte, j’avance d’un pas timide. Parfois, une automobile esseulée traverse le corridor à vive allure, la peur au ventre et effarée de voir un humain en un tel endroit. Puis le silence sépulcral reprend possession des lieux et soudain, un grondement d’enfer retentit. Et s’estompe aussitôt. Haletant, je comprends que c’est un train qui vient de passer. 

Je m’enfonce dans la rue comme dans un marécage. De l’eau saumâtre venue d’on ne sait où stagne dans les caniveaux. Des odeurs fétides me collent à la peau. Les poutrelles d’acier et de béton attirent mon regard apeuré. On dirait les restes d’un bunker allemand. Je m’attends à voir surgir un officier siglé des deux S maudits.

J’erre seul et gère seul ma traversée solitaire. Enfin, j’arrive à l’autre bout du tunnel. Je prends une bouffée d’air et reviens immédiatement sur mes pas, avant que des esprits malins ne repèrent ma présence.

Au loin de l’autre côté, la lueur du jour et ma délivrance proche. J’accélère le pas. Ce serait trop bête d’être rattrapé maintenant par une force maléfique ou plus probable, de tomber bêtement en syncope et de finir seul au milieu de nulle part.

Je retrouve mon bel étalon avec plaisir. Maintenant, je peux faire le fier.

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Charrette pas de travailler

février 26, 2009 · Un commentaire

Jusque-là, tout va bien. Mes collègues de bureau me reconnaissent encore. Mon supérieur hiérarchique me dit toujours jamais bonjour. Mon nom figure sur la liste téléphonique. Et le stagiaire ne met pas encore ses doigts sur mon clavier. Et pourtant pourtant, y aurait de quoi que tous ces repères pépères soient enterrés une bonne fois pour toutes.

Depuis que mon agence a perdu une grande source de revenus mensuels, la perspective de mes 30 ans de carrière s’estompe comme neige au soleil. D’ailleurs la direction nous a regroupés pour nous  l’annoncer : “On sait pas où on va mais on fera tout pour y arriver”. Comme quoi une direction n’est pas nécessairement la bonne direction. Et puis, la direction a ajouté avec des trémolos dans la voie voix : “L’heure est grave, les symptômes sont aigus, les prévisions sont basses, les menaces sont hautes mais tout ira bien”. Et là, une charrette passe…

Dans la pub, la charrette évoque le plus souvent un quotidien de travail soutenu et nécessitant de déborder légèrement des horaires légaux. Le tout dans une fatalité de rigueur, mais teintée d’orgueil car finir à minuit ou mieux, à 4 heures du matin, ça fait bien à la machine à café :
- Et toi t’as fini à quelle heure hier ?
- Oh, j’ai fini tôt. Ce matin à quatre heures. 

Et pis, y a aussi l’autre charrette. Celle en bois avec de hautes roues cerclées de fer, tirée par un cheval de trait aux sabots lourds et à la démarche trapue. Craquant et cahotant sur la pavé gras, malmenant ses passagers, tous en chemise blanche froissée et les mains liées dans le dos. Se dirigeant sûrement vers l’estrade sur laquelle trône un rasoir géant à une lame et son barbier à chapeau pointu turlu-tu-tues. 

Et avec ce budget qui s’enfuit, le couperet tombera-t-il ? Tout le monde pense à sauver sa tête. Personne n’a la tête à penser à tout le monde. Alors tous, nous nous agitons de façon ostensible, nous agitons nos dossiers, nous photocopions en plusieurs exemplaires, nous emailons sans copie cachée, nous parlons fort au téléphone, nous invectivons même. 

De toute façon, je me dis que dans 2009, il y a neuf.

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Marche ou rêve

janvier 29, 2009 · Un commentaire

 

Aujourd’hui, jeudi que ça va manifester

Et même si tu crois que t’es patron concerné

Détrompe-toi

Tous les indicateurs font hic : politique, économique, socialique, futurique

On connaît la sarko zique

Du pipeau, de la flûte, de la grosse caisse noire

Courage Fillon

La république se libère à la Bastille et appartient à la nation.

D’abord, je serai en vélib. Pas de métro ni de RER . Avec mon vélo gris, je suis libre comme l’air. Je passe par la Bastille et République et Nation. Peut-être m’attarderai-je plus que d’habitude. Mais même si je me défile, je défilerai par procuration. J’ai l’esprit clair et serein. Etre un cadre m’empêche pas de cadrer avec l’événement. Et de formuler mes « des accords » :

- Avec Nicolas Sarkozy

“Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit.”

Et moi, je m’aperçois pas que personne n’a son budget grevé par la récession ?

 

- Avec Laurence Parisot

“Je ne comprends pas l’esprit de la manifestation de demain.”

Et moi je comprends pas l’esprit de sa coach payée 300 000 euros par an pour un mi-temps (soit 25 00 euros par mois).

 

- Avec Eric Woerth, le ministre du budget

“J’estime que le recours à la grève en temps de crise économique et financière n’est pas la meilleure méthode pour répondre aux problèmes de la France.”

Mais Eric, la France on s’en fout. Ce sont les Français qui ont des problèmes et qui comptent (leur budget) !

 

- Avec le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault. 

“Je m’attends à ce que la mobilisation aille “bien au-delà” de celles observées ces dernières années.”

Hé Bernie, tu crois que t’y est pour quelque chose ?

 

- Avec Martine Aubry

“Nous nous inscrivons en soutien du mouvement social.

Martine tu crois pas que ton parti est maladroitement un peu gauche en ce moment ?

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Et voilà le travail

janvier 27, 2009 · Laisser un commentaire

Jusque-là, tout va bien. Très bien même. Ma femme dort à mes côtés. Ma béhème dort en bas dans le garage. Mon Livret A dort à moitié dans ma banque Kerviel & Madoff. Et moi j’adore mon job.

Même si je me lève fatigué le matin, même si mes boss me fatiguent, même si je fatigue les gens qui bossent avec moi, j’aime bien mon agence. Ça sonne bien agence, hein ? C’est pas comme société ou entreprise. Tellement convenu que je me demande si ça devrait pas s’écrire en deux mots. Agence, ça pose son salarié.

Une agence de quoi déjà ? De cons com. Ouais je fais de la com, de la came de com, de la com à came, de la com à la con. Tu vois, la com ça fait genre. Mais t’inquiète, y a pas plus convenu, même si c’est moi le con qui viendu tous les matins à 10 heures. Passe que la com, tu peux venir tard le matin mais si tu quittes à 18 h, c’est parce que t’as pris ton aprème. Y a encore des com cons que ça fait rire.

L’agence de com, c’est tout blanc dedans. Immaculé comme le haut du Fujiyama, et précieux comme le haut de mon pyjama que j’évoque ici uniquement à titre de renfort pour cause de rime en amas. Tout est blanc dans les open spaces : les tables, les ordis, les meubles…  Y neigerait que ça se verrait même pas.

Les gens sont tous très cool. Ils s’habillent comme chez eux, ils écoutent de la musique, ils se parlent sur facebook, ils boivent des coups le soir, ils font des trucs ensemble en-dehors, ils font les cons…

Mais attention, derrière la façade se cache une organisation redoutablement medefique ou parisotesque. Hiérarchie classique en pyramide, avec un boss mâle dominant en haut et raréfaction de la gent féminine dès le premier niveau. Et pour les rameurs de soute : pression sournoise, évolution inexistante, avenir incertain, augmentations virtuelles…

Comme j’aime à le répéter, en me prenant connement pour un sage immémorial : « Que tu le veuilles ou non, ton agence tu la quitteras un jour ». Aujourd’hui, je viens d’apprendre qu’une grande source de chiffre d’affaires de la mienne va se tarir définitivement dans pas très longtemps. 

Jusque-là, tout va bien : mon badge valide toujours l’ouverture de la porte. J’adore mon job. 

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Blessures secrètes

janvier 24, 2009 · Laisser un commentaire

impactmarie11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Hôtel de Ville de Paris affiche un esthétisme de façade dans la plus pure tradition de la IIIème République triomphante. Mais arrêtons tout de suite ce ton pédago-pédant que l’on ne retrouve guère que dans les discours violemment soporifiques de sénateurs bouffis de leurs certitudes. Et venons-en aux fêtes, pour les nostalgiques de Noël et du Jourdelan : les cicatrices.

L’œil curieux du beyrouthologue averti aura certainement remarqué les éclats et les trous qui émaillent parfois la façade de la mairie. Comme cet angle bordant la rue de Rivoli, où la statue de Viollet-le-Duc ne manque pas d’impact. Diantre, mais on s’est tiré dessus. Et au gros calibre je vous prie. Encore un attentat de l’ultra-gauche ? Un reste de la bataille des dernières municipales ? Queue nenni écris-je en assumant mon côté garçon !

Ces blessures figées ont été faites il y a plus de 60 ans, durant l’été 1945 précisément. A l’heure où les jeunes filles suissesses s’épanouissaient en combinaison légère à l’ombre des coffres-forts en fleur, de courageux parisiens et ziennes résistent, combattent, meurent aussi, et délogent les teutons de Paris. La capitale en porte encore les traces. Comme celles-ci. Des balafres qui ne cicatriseront jamais, volontairement. Et qui, par ce témoignage gravé dans le marbre, nous rappellent à quel point toutes nos certitudes ne le sont pas. 

impactmairie21

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Obama au plus haut des cieux

janvier 20, 2009 · Un commentaire

obama

 

 

 

 

 

 

 

 

Des jours comme aujourd’hui, y en a pas eu des masses au niveau monde. Même pas sur les doigts d’une main tu peux les compter. Je veux dire un jour qui te réconcilie avec tes semblables, les autres êtres humains qui peuplent cette Terre. Un jour qui te dit qu’au fond, qu’importe l’égoïsme des politiques, la cupidité des dirigeants, la bêtise des spéculateurs, la fraternité est bien là, palpable et intense. Sous la couche de crasse palpite un cœur que l’on croyait éteint depuis un bon moment : l’espoir.

Tu te souviens du 9 novembre 1989 ? La chute du mur de Berlin. La réconciliation, la fin d’une aberration, le début d’une histoire. L’espoir.

Te rappelles-tu du 11 février 1990 ? La libération de Nelson Mandela après 27 années d’incarcération. La réconciliation, la fin de l’apartheid, le début de l’histoire. L’espoir.

Et le 4 novembre 2008 ? L’élection de Barack Hussein Obama. La réconciliation avec les peuples d’Amérique et d’ailleurs, un jour historique, l’écriture d’une nouvelle histoire. L’espoir. Oui, ce jour-là, la Terre a tremblé d’émotions. Un même élan sincère passionné a saisi les Hommes, du Nord au Sud. On a ri, pleuré, crié. On s’est étreint, enlacé, embrassé. Une quasi communion interplanétaire.

Aujourd’hui, Obama le charismatique devient le 44ème président des Etats-Unis. Dès la fin de son investiture, la tâche qui l’attend sera rude. Très rude. Les crises en « ique » s’amoncellent : économique, politique, diplomatique. Les banques sont en pièces, le secteur automobile ne carbure plus, le bâtiment est en ruine. Sans compter les pays actifs pour en rajouter dans le passif : les bombes d’Israël sur Gaza, le torse bombé de l’Iran, les propos débridés de la Russie, les libertés bridées en Chine…

Today, le monde a les yeux rivés sur Obama avec dans l’esprit, cet espoir sensé ou insensé qui espère que quelque chose va changer. Vraiment changer. « Yes we can », c’est au bas mot ce que nous souhaitons tous.

Alors welcome Mister President and good luck !

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