Mister Jekyll

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Découvrez les 3 nouveaux forfaits 3G illimités Orange

novembre 20, 2009 · 2 commentaires

Chez Orange, on reste pas immobiles côté mobile. Chez nous, on est force de proposition vu qu’on est super attentifs aux attentes de notre clientèle. Nous notre crédo, c’est la qualité et l’innovation.

Nos clients y veulent de l’internet mobile en veux-tu en voilà ? Allez hop, on leur innove des forfaits illimités adaptés. C’est ça la clé 3G de notre succès.

Tiens, voici nos 3 derniers forfaits spécialement étudiés et dont tout le monde parle actuellement, parce qu’ils sont tellement énormes qu’on y croit pas et pourtant, c’est vrai :

>Forfait 3G illimité Basic of Basic : 39 500 euros
Un petit prix qui permet de se familiariser avec l’internet mobile. Ainsi, on peut surfer en surfant, faire son marché en marchant… On peut même valider Johnny.

Bref, un forfait qui remplace avantageusement le 3615 ULLA et le 22 à Asnières.


>Forfait 3G illimité Maousse Costaud : 46 000 euros
Là on atteint un niveau exceptionnel de mobilité internet. On échange ses amis sur eBay, on achète ses livres sur facebook et son dentifrice sur youtube, on fait du cheval sur amazon, on regarde l’heure sur lastminute, on crie youpie sur yahoo…

Voilà un forfait idéal pour l’internaute exigeant qui préfère mettre en même temps les pieds sous la table et les doigts sur le clavier.


>Forfait 3G illimité Totally No Limit : 159 212 euros
Alors là, y a tout inclus même si on n’a pas tout compris. Du Go à gogo, du pire-to-pire en meilleur, de la connexion pour déconnecter, de la data donnée, du mégahoquet qui laisse sans voix, de la bande passante de milliers de personnes.

Ça c’est du forfait mobile qu’on a même pas assez de Mo dans le dictionnaire pour le définir.


Conclusion : ces 3 forfaits sont tellement énormes que moi-même je déclare forfait.

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Le buzz c’est pour les buses

novembre 16, 2009 · 3 commentaires

Mailorama tour eiffel© AFP photo / Lionel Bonaventure

A ma droite, mailorama.fr, le site commerçant qui propose aux gogos internautes de spammer allègrement leur boîte mails en échange de formidables rémunérations pouvant atteindre 0,01 euro (si si, va voir), et de subtiles réductions dont la valeur dépend du montant de tes achats.

A ma gauche, rentabiliweb, le proprio du site susmentionné et fin stratège en street marketing comme on va le voir, alors que mercatique de rue aurait suffit.

Rentabiliweb, dont le nom en woody-allenien signifie « Prends l’oseille sur le net et tire-toi », a eu envie de rentabiliser encore plus son site mailorama. Mais laissons la parole à Billy Web, l’heureux propriétaire du site qui incite :

« Au départ, on voulait séduire un max de gogos d’internautes pour qu’ils s’inscrivent. Alors chez nous, puisqu’on est défunts penseurs, on a eu l’idée de la mort qui tue pour nous faire remarquer : distribuons du fric dans la rue ! »

Hé c’est pas des conneries, hein. On parle d’une liasse de 100 000 euros pour une foule en liesse. C’est la crise, c’est la mouise, on agonise, on s’amenuise mais rentabiliweb pulvérise !

« C’est l’argent qui fait kiffer les gens. Le fric c’est chic, le pognon c’est tout bon, le radis c’est bien dit, le kopek c’est impec, le flouze c’est pas d’la loose. »

Surtout qu’en France, donner des biftons gratuitement pour faire de la pub, c’est interdit par la ioi et c’est passible d’une contravention.

 « Chez rentabiliweb, on ne fait pas amende honorable. Nous ce qu’on veut, c’est faire un max de buzz ! »

Ah le buzz… Un terme magique qui veut rien dire d’autre que de créer l’événement, donc se faire remarquer. En général, et même en caporal, le stratège avisé considère toujours que si on parle de son produit, alors les pépètes vont rappliquer dare-dare dans le tiroir-caisse. Erreur mon général caporal.

La foule était bien au rendez-vous ce samedi 14 novembre dernier, sous la tour Eiffel. 7 000 gogos personnes prêtes à en découdre pour attraper son billet de 5 ou de 10. La préfecture balise, ce qui n’est pas monnaie courante, et demande à Billy Web d’annuler son lancer à valeurs ajoutées. Billy Web s’exécute en plantant illico les 7 000 gogos candidats frustrés de fortune.

Résultat des courses : une mini-émeute, de la casse, des arrestations et… et… un communiqué de presse de rentabiliweb qui assume pleinement son buzz.

En rentabiliweb dans le texte :

« Rentabiliweb partage la colère de tous ceux qui se réjouissaient de voir un budget publicitaire aller (…) dans la poche des consommateurs (…). Il comprend et il partage leur colère, car ce sont eux qui ce soir, se sentent floués. Elle est solidaire aussi de ceux qui ont eu à souffrir des conséquences de cette annulation. » Tout le texte est .

Si ça c’est pas des buses du buzz…

Mailorama emeute© Hughes Léglise-Bataille / MAXPPP

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Des corps nichons pour le jus d’orange E. Leclerc

juin 11, 2009 · 3 commentaires

Bon, reprenons. On a un produit classique : le jus d’orange. Ou plutôt, la boisson à l’orange. Bah ouais, faut pas déconner. C’est orange, ça a le goût de l‘orange mais c’est pas de l’orange. Hé ho, on est chez E. Leclerc, hein !  On vend pas de la daube pour richards, nous.

Donc une boisson que tout le monde connaît et que nous, chez E. Leclerc, on aimerait bien refourguer le plus possible, histoire  de se goinfrer le plus possible. Bah ouais, on veut se faire du liquide avec du jus, ça coule de source, non ?

 Alors comment qu’on s’y prend-t-y ?

 • On pourrait faire un spot de pub à la télé.

 • Vi, vi et on pourrait aussi dire, enfin faire croire, que nos produits sont les plus beaux, les plus meilleurs, les plus qui font kiffer grave. Genre avec des gens qui en buvraient et qui l’aimeraient et qui souriraient.

 • Pas con, pas con. Et on irait faire le film aux Seychelles sur la plage de Dunkerque parce que ça coûte moins cher.

 • C’est bon ça. Et on mettrait les boissons en valeur grâce à un truc qui plairait à tous.

 • Heu… Quoi comme truc ?

 • Bah par exemple, on mettrait les boissons sur le capot d’une grosse voiture américaine. Bien en évidence. Et ça ferait saliver.

 • Attends attends, on pourrait faire autre chose de plus complètement ouf. Ça serait des nanas qui se serviraient en boisson à l’orange. Elles seraient habillées en bikini et on verrait leurs seins qui gigotent quand elles boiraient la boisson avec leur paille.

 • Et pis elles souriraient et les gens se diraient que la boisson est super bonne, comme les trois nanas. Et tout le monde voudrait en acheter.

 
Hé ho, on est chez E. Leclerc, hein ! Nous, la pub en daube, on en fait tous les jours. Nous ce qu’on veut, c’est la satisfaction du client, hein. Et si on avait pu, les soutifs, on les aurait virés. Les seins nus, ça fait encore plus vendre.

Et même l’idée de base, c’était que les 3 nanas s’embrassent avec fougue et se caressent en faisant couler le liquide orange sur leurs seins. Avec en gros plan, le jus d’orange.

Bah ouais, chez E. Leclerc, l’image de la femme, c’est super important. Ça fait hypermarcher le commerce.

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Sixt, Sixt : les femmes savent se conduire !

mai 7, 2009 · Un commentaire

sixt

 
 
Actuellement sur vos écrans internet (lemonde.fr et lepost.fr), la pub du loueur de voitures Sixt est un vivifiant hommage à la misogynie la plus con, si je puis dire. Si un doute vous habite (oui oui, en un mot, c’est quand même un post pro-féminin) il vous suffit de mater les bannières de Sixt.

Qu’est-ce qu’on y voit ? Des voitures dans des situations grotesques, mais 100% véridiques, genre garées dans la piscine, une bouche de métro ou entre un bateau et le quai, comme ci-dessus. Et tout ça, c’est apparemment et sûrement la faute aux femmes qui savent pas conduire, qui confondent la pédale de frein avec la pédale de l’accélérateur (pourtant pédale, c’est pas misogyne), et qui et qui.

Bah ouais, c’est bien connu : les femmes, en plus d’être casse-couilles, ça met aussi les voitures à la casse. C’est pour ça que les loueurs de voitures s’interdisaient, jusqu’à aujourd’hui, de considérer la femme comme une cliente potentielle.

Heureusement, chez Sixt, on n’est pas des gonzesses. Nous, on en a sous le capot. Si, chez Sixt on prête nos caisses aux femmes, nous. Ouaip. On a trouvé là un bon créneau pour nous démarquer de la concurrence (en un seul mot, hein). Et même qu’on a pas peur de retrouver nos véhicules dans les piscines, les métros et les ports de plaisance. Chez Sixt, on s’en branle, si on peut dire.

Woaw : louer aussi aux femmes. Quelle innovation ! Un trait de génie qui fait de Konstantin Sixt, le boss de la boîte, un homme con-blé, autrement dit un homme qui sait rentabiliser son approche du sexe faible.

C’est sûr, les femmes vont se faire un plaisir de niquer ses voitures…

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