Mister Jekyll

Le climat est-il propice au Climat ?

décembre 17, 2009 · 3 commentaires

Alors que le climat refroidit sur Paris, les esprits s’échauffent à Copenhague. Bientôt la fin du sommet et rien n’a été encore décidé pour lutter contre les pics de pollution.

Pourtant si des résolutions sont en cours chez les Danois, les Français n’en sont pas à court.

Alors que sur le terrain les participants débattent des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, Renault, à travers sa filiale Dacia, met les gaz pour lancer un nouveau 4×4 qui va faire de l’effet : le Duster.

Alors que les intervenants essayent de limiter la hausse des températures à 2 °C, l’AFP signale qu’un iceberg géant à la dérive s’élève face à l’Australie.

Alors que l’Europe s’engage à consacrer 10 milliards de dollars par an au développement durable du continent africain, la presse nationale informe que Dubaï vient de recevoir d’un coup 10 milliards de dollars de l’émirat d’Abu Dhabi.

Alors que les réfugiés climatiques ont perdu leur combat face à la montée des eaux, Eric Besson, le ministre de la Déportation Charter-Risée, vient d’expulser avec succès 9 afghans vers leur pays en guerre.

Alors que les manifestants citoyens du monde entier se prennent des châtaignes sur la gueule, le peuple de France est en train de fourrer sa dinde de marrons pour son gueuleton.

Tout ce qu’il nous reste à espérer, c’est que ce sommet du climat à Copenhague ne sera pas pollué par le consensus politique et qu’il ne succombera pas aux sirènes du laisser-faire.

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Identité française : les auvergnats sont des étrangers comme les autres

décembre 4, 2009 · Un commentaire

Le débat sur l’identité française, judicieusement mené par le ministre des Non-Français Qui Se Cachent, prend des allures de chasse à l’étranger de province.

Pas un jour ne se passe sans qu’un grand personnage de l’état ne se mette dans un drôle d’état pour nous faire part de ses sentiments patri-autistes.

C’est notre ministre de l’intérieur de la France, Brice de Nice Clermont-Ferrand, qui ouvre le bal en extérieur dans les Landes : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».

Un auvergnat comme Monsieur le ministre, ça va. Mais trois, bonjour les dégâts.

Puis ce sont deux anciens vieux de la vieille, rien de moins que l’ex président de la République et son Premier ministre de l’époque, en pleine traque au faciès à Bordeaux :

L’ex-président : « Vous êtes d’où vous ? »
L’auvergnat typé : « De Lormont. »
L’ex-premier ministre : « De Lormont, c’est une commune juste à côté de Bordeaux, allez… »
L’ex-président : « A mon avis il est pas tout à fait né, natif de… »
L’ex-premier ministre : « Il n’est pas corrézien. »

Bin non, le jeune homme pris à partie par Chirac et Juppé n’était pas corrézien mais venait d’Auvergne, une région pauvre d’Europe, dont les habitants franchissent allègrement les frontières de notre douce France, en toute impunité, pour y migrer.

D’ailleurs, le maire de Gussainville, André Valentin, s’en est ému à la télé. Ce fin observateur des us et coutumes de l’étranger de l’intérieur du pays a tenu ces propos tout à fait acceptables :
« Il est temps qu’on réagisse, parce qu’on va se faire bouffer. Y en a déjà dix millions, dix millions que l’on paye à rien foutre. »

C’es sûr, dix millions d’auvergnats affamés et fainéants qui seraient en train de croquer, sans rien faire, l’argent de nos pouvoirs publics, ça fout les chocottes.

Pourtant, tous ces propos censés être sensés ont quand même été dits, formulés et exprimés par des hommes politiques éduqués, mais tellement étrangers à leurs propres réflexions.

Pour en revenir à l’auvergnat, peut-être émigre-t-il parce qu’on lui fait comprendre qu’il n’a rien à faire dans sa région : « Allez ouste, volcan d’Auvergne ! »

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Découvrez les 3 nouveaux forfaits 3G illimités Orange

novembre 20, 2009 · 2 commentaires

Chez Orange, on reste pas immobiles côté mobile. Chez nous, on est force de proposition vu qu’on est super attentifs aux attentes de notre clientèle. Nous notre crédo, c’est la qualité et l’innovation.

Nos clients y veulent de l’internet mobile en veux-tu en voilà ? Allez hop, on leur innove des forfaits illimités adaptés. C’est ça la clé 3G de notre succès.

Tiens, voici nos 3 derniers forfaits spécialement étudiés et dont tout le monde parle actuellement, parce qu’ils sont tellement énormes qu’on y croit pas et pourtant, c’est vrai :

>Forfait 3G illimité Basic of Basic : 39 500 euros
Un petit prix qui permet de se familiariser avec l’internet mobile. Ainsi, on peut surfer en surfant, faire son marché en marchant… On peut même valider Johnny.

Bref, un forfait qui remplace avantageusement le 3615 ULLA et le 22 à Asnières.


>Forfait 3G illimité Maousse Costaud : 46 000 euros
Là on atteint un niveau exceptionnel de mobilité internet. On échange ses amis sur eBay, on achète ses livres sur facebook et son dentifrice sur youtube, on fait du cheval sur amazon, on regarde l’heure sur lastminute, on crie youpie sur yahoo…

Voilà un forfait idéal pour l’internaute exigeant qui préfère mettre en même temps les pieds sous la table et les doigts sur le clavier.


>Forfait 3G illimité Totally No Limit : 159 212 euros
Alors là, y a tout inclus même si on n’a pas tout compris. Du Go à gogo, du pire-to-pire en meilleur, de la connexion pour déconnecter, de la data donnée, du mégahoquet qui laisse sans voix, de la bande passante de milliers de personnes.

Ça c’est du forfait mobile qu’on a même pas assez de Mo dans le dictionnaire pour le définir.


Conclusion : ces 3 forfaits sont tellement énormes que moi-même je déclare forfait.

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Le buzz c’est pour les buses

novembre 16, 2009 · 3 commentaires

Mailorama tour eiffel© AFP photo / Lionel Bonaventure

A ma droite, mailorama.fr, le site commerçant qui propose aux gogos internautes de spammer allègrement leur boîte mails en échange de formidables rémunérations pouvant atteindre 0,01 euro (si si, va voir), et de subtiles réductions dont la valeur dépend du montant de tes achats.

A ma gauche, rentabiliweb, le proprio du site susmentionné et fin stratège en street marketing comme on va le voir, alors que mercatique de rue aurait suffit.

Rentabiliweb, dont le nom en woody-allenien signifie « Prends l’oseille sur le net et tire-toi », a eu envie de rentabiliser encore plus son site mailorama. Mais laissons la parole à Billy Web, l’heureux propriétaire du site qui incite :

« Au départ, on voulait séduire un max de gogos d’internautes pour qu’ils s’inscrivent. Alors chez nous, puisqu’on est défunts penseurs, on a eu l’idée de la mort qui tue pour nous faire remarquer : distribuons du fric dans la rue ! »

Hé c’est pas des conneries, hein. On parle d’une liasse de 100 000 euros pour une foule en liesse. C’est la crise, c’est la mouise, on agonise, on s’amenuise mais rentabiliweb pulvérise !

« C’est l’argent qui fait kiffer les gens. Le fric c’est chic, le pognon c’est tout bon, le radis c’est bien dit, le kopek c’est impec, le flouze c’est pas d’la loose. »

Surtout qu’en France, donner des biftons gratuitement pour faire de la pub, c’est interdit par la ioi et c’est passible d’une contravention.

 « Chez rentabiliweb, on ne fait pas amende honorable. Nous ce qu’on veut, c’est faire un max de buzz ! »

Ah le buzz… Un terme magique qui veut rien dire d’autre que de créer l’événement, donc se faire remarquer. En général, et même en caporal, le stratège avisé considère toujours que si on parle de son produit, alors les pépètes vont rappliquer dare-dare dans le tiroir-caisse. Erreur mon général caporal.

La foule était bien au rendez-vous ce samedi 14 novembre dernier, sous la tour Eiffel. 7 000 gogos personnes prêtes à en découdre pour attraper son billet de 5 ou de 10. La préfecture balise, ce qui n’est pas monnaie courante, et demande à Billy Web d’annuler son lancer à valeurs ajoutées. Billy Web s’exécute en plantant illico les 7 000 gogos candidats frustrés de fortune.

Résultat des courses : une mini-émeute, de la casse, des arrestations et… et… un communiqué de presse de rentabiliweb qui assume pleinement son buzz.

En rentabiliweb dans le texte :

« Rentabiliweb partage la colère de tous ceux qui se réjouissaient de voir un budget publicitaire aller (…) dans la poche des consommateurs (…). Il comprend et il partage leur colère, car ce sont eux qui ce soir, se sentent floués. Elle est solidaire aussi de ceux qui ont eu à souffrir des conséquences de cette annulation. » Tout le texte est .

Si ça c’est pas des buses du buzz…

Mailorama emeute© Hughes Léglise-Bataille / MAXPPP

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Avoir à voir

novembre 12, 2009 · 2 commentaires

J’ai payé les factures
J’ai fait réviser la voiture
J’ai refait les peintures
J’ai repris de la friture

J’ai lancé une machine
J’ai repensé la cuisine
J’ai retrouvé ma veste marine
J’ai rêvé de la voisine

J’ai réglé en espèces
J’ai remis les outils dans la caisse
J’ai suivi une paire de fesses
J’ai trouvé une pièce

J’ai fait les carreaux
J’ai rempli le frigo
J’ai lavé les rideaux
J’ai découpé les poireaux

J’ai allumé l’ordi
J’ai fait le lit
J’ai pris un crédit
J’ai joué à la wii

J’ai arrosé les plantes
J’ai lu un peu Kant
J’ai fait briller les jantes
J’ai ciselé de la menthe

J’ai papoté sur facebook
J’ai dansé sur du zouk
J’ai mis le souk
J’ai éteint l’ibook

J’ai descendu les poubelles
J’ai sifflé une ritournelle
J’ai pensé à la bagatelle
J’ai mis du sel

J’ai sorti le gratin
J’ai roulé un patin
J’ai été cherché le pain
J’ai rêvé à des seins

J’ai fait des nouilles
J’ai touché mes couilles
J’ai enlevé la rouille
J’ai changé la douille

J’ai passé l’aspirateur
J’ai bu deux planteurs
J’ai commencé à l’heure
J’ai manqué de beurre

J’ai rangé le café
J’ai cassé le saladier
J’ai perdu les clés
J’ai repris du taboulé

J’ai laissé un post-it
J’ai fait une otite
J’ai interrompu un coït
J’ai vu une amanite

J’au fait la cour
J’ai fait l’amour
J’ai fait un tour
J’ai vu le jour

J’ai corrigé mon texte
J’ai pensé sexe
J’ai levé mon index
J’ai mis du typex

J’ai posé mes vacances
J’ai senti une fragrance
J’ai crié silence
J’ai sorti ma science

J’ai essuyé une larme
J’ai écouté mon âme
J’ai maté une femme
J’ai rendu les armes

J’ai commandé un demi
J’ai enfilé mon costard gris
J’ai dormi jusqu’à midi
J’ai eu des ennuis

Et j’ai continué
Et j’ai accumulé
Et j’ai additionné
Et j’ai photocopié
Et j’ai démultiplié
Et j’ai accéléré
Et j’ai paniqué

Je me suis fait avoir

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Qu’est-ce qu’on pourrait faire avec 533 millions ?

novembre 10, 2009 · 3 commentaires

Pour le commun des traders, 533 patates c’est un bonus minus. Mais pour le citoyen français lambda, d’origine grecque ou non, 533 millions d’euros c’est une sacrée méga cagnotte de loto.

On pourrait en faire des choses avec cette somme-là ! Par exemple, on pourrait construire une jolie tour à la Défense en hommage au prince Jean, celui qui Epad tout le monde par sa précocité. On pourrait acheter deux licences mobiles 3G pour concurrencer Free qui va concurrencer les 3 opérateurs immobiles. Rio un peu : on pourrait aussi s’envoyer en l’air avec 3 Airbus A380.

Mais le truc le plus dingue qu’on pourrait faire, ça serait de financer toutes les expulsions des étrangers en situation irrégulière sur un an. Bah, c’est exactement ce que fait le ministère de l’Immigration, dont le fier représentant garde toujours ses papiers dans la boîte afghan de sa voiture.

T’imagines ? Un demi-milliard pour traquer, arrêter, gardienner, nourrir, entretenir, juger et faire voyager quelque 20 000 migrants seulement qui ne demandent rien d’autre qu’à s’expulser de la mouise d’où ils sont nés par hasard ! Migre Bigre ! Et ça, c’est la Cimade, association d’aide aux migrants, qui l’explique dans le Figaro.

Mais que fait la police pendant ce temps-là ? Elle reconduit à la frontière, tiens.

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Ça va coma lundi

novembre 2, 2009 · Un commentaire

dormeurs

Je sais pas ce qui m’est arrivé. J’étais tranquillement en train de suivre les cours de la bourse de mon livret A, là tranquillement comment je viens de l’écrire, et puis comme soudain, paf, comme dans l’histoire de Paf le Chien. Ou encore pouf, comme dans l’histoire de Pouf le fauteuil.

Non pas que la promesse des fabuleux bénéfices annuels à 1,25% de mon épargne me faisaient miroiter des jours meilleurs, mais que tout à coup, paf ou pouf : il s’est passé plusieurs semaines. Là comme ça.

Le temps d’un clignement de paupières, d’un claquement de doigts, je me suis retrouvé aujourd’hui. En un millième de seconde, plusieurs semaines se sont écoulées. Qu’avais-je fait de ces journées ? Comment avais-je traversé le quotidien ? Dans quel état avais-je erré ? Qui avais-je côtoyé ? Où étais-je allé ? Dans quel état j’errais-je ?  Comment occupais-je mon temps ? Où avais-je la tête ? Dans quel état gérais-je, même si je pense que ça va être dur d’écrire ce fameux jeu de mot pas commode tant que je ne me questionnerai pas au présent ?

Pour tout dire, un doux coma a pris possession de mon corps et de mon esprit. Et moi, tout engourdi de paresse et de procastrination pocrastisnation protrasnination tendance à tout remettre au lendemain, je me suis laissé porter par le courant.

Somnolent mais éveillé, assoupi mais lucide, béat mais pas sot, j’ai virevolté de-ci de-là. Jusqu’à ce lundi. Mais maintenant que je me suis réveillé, les affaires vont reprendre. D’ailleurs, depuis le temps, j’ai déjà amassé 3,04 euros grâce aux bénéfices de mon livret A, qui lui ne s’est pas endormi.

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L’homme qui poussait le bouchon un peu loin

juin 16, 2009 · Un commentaire

pecheur

Par un joyeux début d’après-midi de flânerie, à l’heure où la bise fraîche de juin laissait enfin la place  aux chaleurs estivales prometteuses, je m’enivrais de balades langoureuses le long du canal Saint-Martin. Les quais et leurs gros pavés cabossés, les platanes centenaires, le courant léger des eaux douces, j’étais à Paris, j’étais ailleurs.

Je goûtais la tiédeur de l’air avec gourmandise. Je sentais la douce odeur de vase du canal. Je captais les fragrances des plantes en pot des fenêtres. L’esprit vagabond, je m’imaginais sur les berges de la Vilaine à la Roche-Bernard, de l’Odet à Quimper, de l’Auray à Saint-Goustan, de l’Aven à Pont-Aven…  J’étais breton par procuration.

Et puis, de loin, je l’ai aperçu. Perdu dans mes navigations internes, je l’ai d’abord cru issu de mes divagations. Sa silhouette se rapprochant lentement, je me suis ressaisi. Les bottes, le couvre-chef, la veste paramilitaire, la besace et la canne : tout devint limpide. Un pêcheur séculaire avait traversé l’espace-temps pour taquiner le goujon le long du canal Saint-Martin de Vilaine sur Odet d’Auray sur Aven.

La vision campagnarde avait toute sa place dans le décor.  D’un pas nonchalant, le pêcheur glissait doucement le long du quai, comme une embarcation se laissant guider par le fil de l’eau. Et moi, je savourais ce moment parisien inespéré.

Et quand il est passé tout à côté de l’interdiction, j’ai mordu à l’hameçon, et à pleines dents.

→ 1 commentaireCatégories : De-ci de-là
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Des corps nichons pour le jus d’orange E. Leclerc

juin 11, 2009 · 3 commentaires

Bon, reprenons. On a un produit classique : le jus d’orange. Ou plutôt, la boisson à l’orange. Bah ouais, faut pas déconner. C’est orange, ça a le goût de l‘orange mais c’est pas de l’orange. Hé ho, on est chez E. Leclerc, hein !  On vend pas de la daube pour richards, nous.

Donc une boisson que tout le monde connaît et que nous, chez E. Leclerc, on aimerait bien refourguer le plus possible, histoire  de se goinfrer le plus possible. Bah ouais, on veut se faire du liquide avec du jus, ça coule de source, non ?

 Alors comment qu’on s’y prend-t-y ?

 • On pourrait faire un spot de pub à la télé.

 • Vi, vi et on pourrait aussi dire, enfin faire croire, que nos produits sont les plus beaux, les plus meilleurs, les plus qui font kiffer grave. Genre avec des gens qui en buvraient et qui l’aimeraient et qui souriraient.

 • Pas con, pas con. Et on irait faire le film aux Seychelles sur la plage de Dunkerque parce que ça coûte moins cher.

 • C’est bon ça. Et on mettrait les boissons en valeur grâce à un truc qui plairait à tous.

 • Heu… Quoi comme truc ?

 • Bah par exemple, on mettrait les boissons sur le capot d’une grosse voiture américaine. Bien en évidence. Et ça ferait saliver.

 • Attends attends, on pourrait faire autre chose de plus complètement ouf. Ça serait des nanas qui se serviraient en boisson à l’orange. Elles seraient habillées en bikini et on verrait leurs seins qui gigotent quand elles boiraient la boisson avec leur paille.

 • Et pis elles souriraient et les gens se diraient que la boisson est super bonne, comme les trois nanas. Et tout le monde voudrait en acheter.

 
Hé ho, on est chez E. Leclerc, hein ! Nous, la pub en daube, on en fait tous les jours. Nous ce qu’on veut, c’est la satisfaction du client, hein. Et si on avait pu, les soutifs, on les aurait virés. Les seins nus, ça fait encore plus vendre.

Et même l’idée de base, c’était que les 3 nanas s’embrassent avec fougue et se caressent en faisant couler le liquide orange sur leurs seins. Avec en gros plan, le jus d’orange.

Bah ouais, chez E. Leclerc, l’image de la femme, c’est super important. Ça fait hypermarcher le commerce.

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Les zurnes ont parlé

juin 8, 2009 · Laisser un commentaire

urne

 
Bah voilà c’est fait. Les voix des zélecteurs viennent de nous montrer la voie pour les zélections zeuropéennes.

Seulement voilà, les zurnes n’ont été remplies qu’à 40% seulement. Y a des pays où on les bourre mais en France en particulier, et en Europe en général, on est à la bourre pour les remplir. Dommage.

Surtout que vu l’actu et le contexte, on se disait que tiens, en France, où on est tout sauf des veaux, on allait montrer ce qu’on pense des mauvaises manières de la classe dirigeante adroite. Les licenciements massifs (Conti et consorts), l’état policier (Sarkozy je te vois), l’hyperlibéralisme de l’hyperprésident, la faillite des financiers, les manifs de désespoir… Tout ça, tout ça, ça allait enfin s’exprimer dans les zurnes, pensait-on. Surtout européennes, plus adroites encore.

Hé bin non. Tout ça, tout ça n’a rien donné. Tout s’est passé comme si. Et en France où on n’est pas des veaux, on a veauté comme il faut.

Bon c’est vrai, la faute aux leaders gauches, aux zambitions éparpillées, aux discours zinsignifiants, aux zozos de la politique, aux zabstentionnistes…

Côté résultats, pour les 4 premières listes, ça nous donne donc ça :
UMP : 27,9%
PS : 16,5%
Europe Ecologie : 16,3%
MoDem : 8,5%

On est d’accord que ces résultats ne concernent que les 40% des zélecteurs qui ont voté. Manque 60% de zélecteurs qui n’ont pas voté. Alors si on ramenait ça à 100%, combien ça ferait ? Facile :
UMP : 11,16%
PS : 6,6%
Europe Ecologie : 6,52%
MoDem : 3,4%

Bon ça relativise.
Mais nous n’en demeurons pas moins tous européens.
De droite comme de gauche.

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